En continuant votre visite, vous acceptez l'utilisation des cookies.En savoir plus
Hopitech
2 / 3 / 4 Octobre 2019 - du mercredi 14h au vendredi 14h POITIERS Futuroscope 2019
bandeau

Les nouvelles normes pour un environnement hospitalier - Classification microbiologique des salles propres, air et surfaces : évolution de la norme NF EN ISO 14698

Fabien SQUINAZI ancien directeur du laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris

Aucun résumé pour le moment.

La biocontamination est définie comme la « contamination d’une matière, d’un individu, d’une surface, d’un liquide, d’un gaz ou de l’air par des particules viables ». Une particule viable est définie comme une « particule qui se compose d’un ou de plusieurs micro-organismes vivants, ou qui leur sert de support ». La biocontamination est une préoccupation croissante dans de nombreux secteurs industriels, ainsi que dans le domaine de la santé humaine ou animale. Dans les établissements de santé, les infections associées aux soins, notamment celles rencontrées chez les personnes immuno-déprimées, ont parfois une origine environnementale, comme les infections dues à Legionella pneumophila ou Aspergillus fumigatus, ou sont transmises par des milieux de l’environnement (secteurs opératoires, réanimation, chambres de brûlés ou d’unités protégées, imagerie interventionelle,…).

Dès le début des années 1990, eu Europe, puis dans le Monde, les différents acteurs des filières industrielles et sanitaires ont éprouvé un grand besoin de publier des normes communes sur la maîtrise de la biocontamination. En mars 2004, étaient publiés deux normes NF EN ISO 14698 d’une part sur les principes généraux et les méthodes de la maîtrise de la biocontamination, d’autre part sur l’évaluation et l’interprétation des données de biocontamination dans les salles propres et environnements maîtrisés apparentés. Ces normes sont actuellement en révision sous le titre « Environnements maîtrisés : niveaux de propreté microbiologique ».

Le nouveau document, en préparation, comprend trois chapitres : (1) l’établissement de besoins de maîtrise (2) les méthodes d’essais (3) la démonstration de la maîtrise. Des tables de classification ont été créées pour permettre aux utilisateurs de spécifier des niveaux de propreté microbiologique, exprimés par espèces d’intérêt et taux d’incidence. Un environnement maîtrisé peut avoir différentes classifications applicables au même moment pour différentes espèces microbiennes.

Le nouveau projet de travail a l’ambition, par les tables de classification de la propreté microbiologique des surfaces et de l’air d’un environnement maîtrisé et par une réécriture des normes existantes, de fournir une « boîte à outils » pour l’utilisateur d’un environnement microbiologiquement maîtrisé.

leo. consectetur at amet, Nullam eleifend ut facilisis risus elit. mattis efficitur.