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2 / 3 / 4 Octobre 2019 - du mercredi 14h au vendredi 14h POITIERS Futuroscope 2019
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Le Dossier Médical Personnel : clef d'entrée dans les filières de soins pour le SAMU

Alban FOREL praticien hospitalier SAMU 37, président du Collège de Médecine d’Urgence de la région Centre

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A chaque fois qu’un patient appelle le 15, une réponse efficace doit lui être apportée. Mais les ressources accessibles en urgence ne sont pas illimitées. Le médecin régulateur va devoir déterminer au cas par cas la solution la mieux adaptée. Pour cela le SAMU doit localiser le patient, évaluer la gravité de la situation (circonstances et état clinique de la personne), prendre la décision adaptée (conseil médical et/ou envoi du médecin de garde, d’une ambulance ou d’un SMUR). Enfin l’urgentiste va décider si le patient doit bénéficier d’une prise en charge spécifique au sein d’une filière de soins dédiée (urgences neuro- vasculaires, urgences cardiaques, réanimation, gériatrie…).
Dans ce cas là, il va donc devoir faire accepter le patient par le médecin de garde dans la filière. La gestion globale d’un dossier de régulation ne devra pas dépasser dix minutes (plus de 12 millions de dossiers de régulation par an pour l’ensemble des SAMU de France). Actuellement de plus en plus de réseaux de soins s’organisent en filière au sein de chaque territoire de santé ou région afin d’améliorer la continuité des soins et la maîtrise des dépenses. La trajectoire commune suivie par des patients présentant la même pathologie doit donc être favorisée même si les places sont limitées. Le dilemme du médecin régulateur est donc d’orienter le patient directement vers la filière de soins adaptée afin de faciliter une prise en charge globale et cohérente sans pour autant surcharger les services hospitaliers. Pour prendre une décision le médecin régulateur du centre 15 va tout d’abord s’appuyer sur l’interrogatoire du patient. Interrogatoire qui peut être difficile voire impossible à réaliser (coma, intoxication, âges extrêmes…).
L’HAS préconise alors de s’aider du dossier médical du patient. Selon les cas, l’urgentiste peut s’appuyer sur trois types de dossiers médicaux : les dossiers de régulations antérieurs si le patient a déjà appelé le 15 du département, le dossier informatisé de l’établissement siège du SAMU si l’appelant y a déjà été hospitalisé et enfin le DMP. Le DMP est la seule source d’information universelle (France entière versus SAMU départementaux), fiable (gérée par le médecin traitant) et actualisée (à chaque hospitalisation et/ou consultations) accessible en régulation. Grâce au DMP, l’urgentiste a une meilleure connaissance des antécédents, du traitement et du plan de soins, ce qui lui permet de faire une appréciation plus juste et plus sûre de l’état du patient et des risques qu’il encourt. Ces informations, à conditions qu’elles soient rapidement disponibles, vont permettre au médecin régulateur d’adresser le patient directement dans la bonne filière.
Sans cela le patient aurait pu être réfuté en absence de critères objectifs. Il serait donc adressé à la structure d’urgences de proximité qui le présenterait à la même filière avec d’autres arguments : examen clinique et examens complémentaires (perte de chance, perte de temps, perte d’argent). Il est donc acquis que le DMP apporte une plus-value importante à la régulation médicale. Mais pour être pleinement efficient, le DMP doit s’intégrer dans la contrainte temps de l’acte de régulation (dix minutes). Via l’accès Web, un médecin régulateur peut avoir accès aux DMP des patients qui l’on autorisé en moins de 60 secondes. L’accès aux données peut être plus rapide avec l’utilisation d’interface spécifique au Centre 15 ou encore mieux avec l’utilisation de logiciel de régulation DMP compatible.

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