Résumé Noël CLAIROUIN
Atelier 2 : Restauration
Emballage et environnement, une responsabilité partagée.
Noël CLAIROUIN
Directeur Technique
La prise en compte de l’impact d’un produit alimentaire sur l’environnement doit être réalisée dès sa conception. Déjà la réglementation Européenne impose de formaliser cette prise en compte ( Directive 94/62/CE et décret français 98-638) , mais sans obligation de résultat bien sur.
Il est donc nécessaire que s’opère une véritable prise de conscience de cette problématique par tous les acteurs de la filière. Le progrès ne peut reposer sur les seules obligations imposées aux industriels.
Dans le domaine des produits pour la Restauration Hors Foyers (RHF), cette prise en compte est moins visible par le grand public que dans le domaine des grandes et moyennes surfaces (GMS ), car le consommateur final peut difficilement percevoir les efforts réalisés par les fabricants. En effet , il y a toujours un intermédiaire, cuisinier ou revendeur, un professionnel de la restauration qui filtre inconsciemment et involontairement la communication directe que pourrait faire un industriel sur son produit, par exemple par le seul fait de retirer l’emballage avant le service final. De ce fait il n’existe pas de pression des consommateurs sur la prise en compte des contraintes environnementales dans le domaine de la RHF comme il en existe dans celui des GMS.
Les industriels et les professionnels de la RHF doivent donc avoir une démarche volontariste et travailler plus étroitement afin de définir ensemble les solutions produit / service les mieux adaptées aux contraintes d’utilisation (en hôpital par exemple ) tout en minimisant l’impact de l’activité sur l’environnement. Les axes à travailler sont :
- L’éco-conception des produits lors de leur développement lorsque cela est possible,
- l’optimisation des volumes et de la nature des emballages en vue d’une certaine
recyclabilité ou valorisation après usage,
- la récupération des emballages après usage
Mais ceci ne pourra évoluer favorablement sans un changement de mentalité ou d’attitude pour de nombreux acteurs comme les Directions Achats, les responsables de Production, les Directions Marketing, et les Directions des cuisines centrales ou des points de service. En effet, chacun de ces acteurs peut être, du fait de ses contraintes propres, à l’origine d’exigences concernant l’emballage des produits qui s’avèrent souvent être contraires au principe de réduction des nuisances environnementales. Ces contraintes peuvent être aussi bien techniques qu’économiques, et on sait bien que dans le cas de marchés très bataillés, l’aspect environnemental sera loin de primer face aux problématiques de prix.




